Fromage de chèvre végétal et plaidoyer contre l’industrie laitière

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Le fromage a longtemps été un plaisir, sous toutes ces formes, et quelque soit l’heure, et l’humeur…

Si la viande et le poisson n’ont pas été difficiles à soustraire de mon alimentation (je n’en ai jamais eu véritablement le goût, et la relation entre la cruauté infligée et le produit transformé m’était plus évidente) je pensais naivement (j’ai toujours été un peu candide !) que la production du lait ne requérant pas la mort de l’animal (argument sur lequel je pourrais facilement revenir désormais) sa consommation n’entravait pas mes convictions.  C’était nier résoluement les conditions extrêmement violentes et concentrationnaires dans lesquelles les animaux sont élevés et exploités, particulièrement depuis l’avènement des fermes à dimension industrielle. A ce sujet je vous invite à lire l’article de L214, ainsi que le livre très pertinent et étayé de Gilles Lartigot « Eat ».

Par ailleurs il n’est plus à démontrer que le lait n’est pas un aliment aussi vertueux que les discours bien pensants aiment à nous le répéter (discours doublés d’intérêts avant tout économiques, lorsque l’on est le deuxième pays producteur à l’échelle européenne, l’objectif n’est pas à la baisse de la consommation)

Savez-vous que l’alimentation céréalière (tient les vaches ne sont-elles pas herbivores ?)  avec laquelle les animaux sont nourris, est emplie de pesticides, et d’OGM ?  Que les vaches reçoivent en prévention des antibiotiques, que l’on retrouve immanquablement dans leur lait ? Quant aux facteurs de croissance que contient le lait de vache, ils sont totalement inadaptés à notre constitution. Sommes-nous des êtres eternellement inachevés pour qu’il nous faille ainsi consommer du lait alors même que toutes les autres espèces cessent d’en boire après leur sevrage ?

Comment ne pas aborder pour finir (promis ensuite je vous livre ma recette du fromage vegan !!) les désastres écologiques que les élevages engrangent chaque année. Déforestation, épuisement des ressources hydriques, émissions de gaz à effet de serre… Si vous souhaitez approfondir le sujet, je vous encourage à lire l’article de Mediapart sur les dégâts environnementaux de l’agriculture intensive.

Incontestablement il n’y a plus de raison de prolonger cette appétence (et non ce besoin), d’autant plus que le calcium est très présent dans les végétaux et qu’il existe désormais d’excellents produits de substitution…

Petits chèvres végétaux

(pour deux fromages)

Ingrédients :

– 220g d’amandes emondées

– 300 ml d’eau (filtrée de préférence)

– 2 c à s de jus de citron

– 2 c à s de vinaigre de cidre

– 1/2 c à c d’ail en poudre

– 2 c à c de levure maltée

– sel, poivre

– une pincée de thym (facultatif)

– une étamine, ou deux compresses

A vos petites mains :

La veille, ou 2h avant si vous possédez un blender puissant, recouvrir les amandes de leur volume en eau.

Jeter l’eau de trempage, et mixer tous les ingrédients (amande, eau, jus de citron, vinaigre, ail, levure maltée, sel, poivre) Vous allez obtenir une texture crémeuse et légérement grumeleuse. Muni d’une passoire, posée sur un récipient, verser la préparation dans l’étamine, refermer à l’aide d’une pince, et laisser s’écouler la crème. Cela peut prendre quelques heures. Puis laisser reposer au réfrigérateur une nuit (ou 24h de plus selon le degré de fermentation souhaité)

Façonner le fromage en cercle, ou en long.

chevretrempage

chevrefrais

Vous pouvez également faire sécher les fromages au four à basse température (110°) durant 1h (voire un peu plus si vous voulez obtenir une jolie coloration dorée)

chevrefour

 

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